Propulsé par HelloAsso

Corinne et Stewen se lancent un sacré défi : une course de 180km en 72 heures, en autosuffisance au Chili pour Colosse aux pieds d’argile

Sous les couleurs de Colosse aux pieds d’argile, Corinne et Stewen devaient partir au Tchad pour participer au Treg, un trail dans le désert, mais l’actualité politique de ce pays a fait prendre une décision radicale aux organisateurs : annuler la course.

Pas question de renoncer pour ces deux coureurs plus motivés que jamais. Ils ont donc décidé de s’organiser le même défi mais au Chili : 180 km, en 72 heures maximum, avec non plus 2400m de dénivelé positif mais bien 5000m…

C’est un plus gros challenge qu’au Tchad qui les attend puisqu’ils seront en autosuffisance totale : ni point repos, ni ravitaillement, ni assistance médicale.

Ils vont courir pour les Colosses mais surtout pour prouver aux victimes qu’il ne faut jamais rien lâcher !  Alors pour les accompagner dans ce défi surhumain, nous avons décidé de créer une cagnotte qui rappelle les critères de leur périple initial :

  • les montants des dons correspondent aux kilomètres à parcourir : 1,80€, 18€, 180€, 1800€ ;
  • la durée de la cagnotte est identique au temps qu’ils se sont fixés pour terminer leur course : 72 heures ;
  • la somme escomptée va de paire avec le dénivelé positif de la course initiale : 2 400€.

A quoi servira l’argent collecté ?

Ce chèque sera remis à l’association par Corinne et Stewen dès leur retour et aux noms de vous tous qui allez contribuer à cette collecte. L’argent récolté permettra de financer une partie de l’accompagnement et de l’aide proposés aux victimes et de sensibiliser des enfants aux risques de pédocriminalité.

N’oubliez pas qu’1 euro donné, ce sont 3 enfants sensibilisés !

Le message de Corinne

« Avec Sébastien, nous avons le même tatouage à la cheville mais nous pourrions avoir le même sur l’avant-bras : « on ne sait jamais ce que le passé nous réserve »… 14 ans que nos routes se sont croisées… Pour le meilleur et pour le pire, comme ils disent, mais le pire on l’avait vécu bien avant de se rencontrer. 10 ans maintenant que nous avons pu, ensemble, « cracher » ce poison qui nous rongeait de l’intérieur. Ah ça on peut le dire, on ne se sera pas connus pour rien … que de chamboulements, que de travail. Et cette asso créée de nos petites mains : Laurence, Fred, toi, moi, avec juste notre conviction, et 3-4 p’tits coups de pouce de ceux qui croyaient en nous au départ… Je suis fière d’y avoir cru et de t’avoir suivi dans l’aventure malgré mes blessures. Enfin, sacré boulot aussi, il y a eu les « nouveaux nous » : un lourd travail de résilience pour toi, un long travail de reconstruction pour moi.Voilà pourquoi, aujourd’hui, je peux le dire, « on ne sait jamais ce que le passé nous réserve » : Je ne suis pas une « vraie » coureuse, je le dis souvent. Mais il y a eu Stewen, ce « fou » qui m’a permis d’entrer dans sa folie. Il a cru en moi très vite, non pas parce que j’étais une bête de sport, oh non !… mais parce qu’il a vu « ce regard » comme il dit. Celui qui apparaît quand on va chercher tout au fond de soi la force d’avancer, que le reste n’existe plus, juste l’envie d’aller au bout. Non, je ne suis pas tout en muscles et ma condition physique laissait plus qu’à désirer, cela me vaut parfois des remarques de « vrais » sportifs ou autres coaches ne comprenant pas ce que je viens faire là dedans… Je n’ai aucune prétention à ce niveau, je les laisse à leur jugement. Je pleure, j’ai mal, je doute, j’ai peur…

Alors un immense merci, Stewen, à TOI, d’y avoir cru, d’avoir su parfois laisser tomber l’armure pour écouter mes peurs et me redonner confiance en moi. J’ai eu la chance qu’un VRAI grand sportif me propose de courir avec lui, comprenne ma fragilité mais reconnaisse aussi cette force en moi. Grâce à toi, au temps que tu m’as accordé, à la confiance que tu as placée en moi, avec ma petite condition, je me suis entraînée, et entraînée encore, jusqu’aux larmes, aux cris, jusqu’à ne plus avoir parfois la force d’articuler un seul mot…

Alors, non, je ne sais pas gérer une course, mais ce que je sais faire, c’est aller puiser dans cette rage, dans cette fierté d’avoir surmonté mes blessures pour aller chercher cette bouffée d’oxygène dont on a voulu me priver. Pour ne plus hurler à l’intérieur mais faire de cette fragilité une force, aller puiser dans ce qu’on a réussi, dans l’amour de nos proches, leur soutien, une énergie positive qui vous permet de dévorer chaque minute de cette vie finalement si belle… !

Je suis très heureuse de courir en mettant les Colosses à l’honneur, pour dire à tous les P’tits Colosses que faire de notre long et douloureux parcours une force, sera notre plus belle victoire. Ne cessez jamais d’y croire et donnez-vous les moyens de continuer à avancer, « on ne sait jamais ce que le passé nous réserve » ! »

0 Commentaire

Laissez une réponse